Décrochage scolaire : accompagner les moments de rupture

mai 7, 2013 · Posted in éducation, société 

image tirée de http://apsyucl.be

Le dernier Dossier d’actualité de l’IFÉ (Veille & Analyses) que j’ai réalisé traite du décrochage scolaire dans le secondaire : « Le décrochage scolaire : diversité des approches, diversité des dispositifs« . Il s’inscrit dans la suite du dossier réalisé par Annie Feyfant sur les élèves à risque de décrochage, qui ciblait essentiellement l’école primaire.

Outre la diversité des définitions, des situations et des moyens de lutter contre le décrochage scolaire, qui concerne tous les pays, on peut repérer des traits communs. L’orientation vers la voie professionnelle est fortement liée à une hausse du risque de décrochage, que cette orientation ait lieu très tôt comme en Allemagne ou en Autriche ou bien plus tard.

Les périodes de transition sont aussi des moments délicats : transition primaire / secondaire ; transition secondaire inférieur / secondaire supérieur (à l’âge en général de la fin de la scolarité obligatoire) ; transition enseignement général / enseignement professionnel ; transition formation initiale / marché du travail. Des pays travaillent d’ailleurs plus spécifiquement sur ces transitions en proposant des accompagnements divers et variés (tutorat, suivi individualisé, interne ou externe à l’école, etc.). Une façon de limiter l’impact des ces étapes de transition est de travailler l’orientation sur du long terme et d’avoir une école orientante (Québec) plutôt que des ruptures soudaines.

La lutte contre le décrochage scolaire est généralement du ressort de divers acteurs (Éducation nationale, collectivités locales, associations, etc.) qui interviennent simultanément mais pas de façon concertée, rendant les prises en charge bien moins efficaces. De nouvelles alliances éducatives se mettent en place, à l’instar de ce qui se passe au Québec, qui nécessitent une coopération large avec une redéfinition des prérogatives de chacun : enseignants, institutions, collectivités locales, tissus économique, associations, parents, etc. Cette prise en charge est territorialisée.

Le résumé du dossier a été reproduit ci-dessous, il est téléchargeable sur le site du service Veille & Analyses. Pour le citer :

Thibert Rémi (2013). Le décrochage scolaire : diversité des approches, diversité des dispositifs. Dossier d’actualité Veille & Analyses IFE, n°84, mai. Lyon : ENS de Lyon.
http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=84&lang=fr

Dans la suite du Dossier sur la prévention précoce du décrochage cognitif (n° 80, Feyfant, 2012), nous abordons dans celui-ci les différentes actions de lutte contre le décrochage lorsque celui-ci apparaît, en général aux moments de rupture dans l’enseignement secondaire. Après un état des lieux à l’international, nous nous attarderons sur les causes directement liées à l’École : absentéisme, ennui, climat scolaire, orientation, etc. La lutte contre le décrochage oscille entre réparation et prévention, cette dernière prenant de plus en plus d’importance car jugée plus efficace et moins onéreuse. De nombreux dispositifs existent, internes à l’école ou externe au système scolaire traditionnel, mais ils ne sont pas suffisamment nombreux pour prendre en compte tous les élèves à risque. L’école ne peut pas être la seule entité à trouver des solution, il devient nécessaire de repenser la prévention du décrochage et la prise en charge des décrochés de manière beaucoup plus globale, en mettant en place des nouvelles alliances éducatives, inscrites dans un territoire donné, entre les acteurs concernés par cette problématique : école, institution, collectivités locales, parents, tissus économique et associatif, etc., afin d’éviter les effets mille-feuilles et les pertes d’énergie.

Décrochage scolaire from Rémi Thibert

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