Autonomie des établissements dans l’enseignement agricole (rapport 2008)

février 5, 2015 · Posted in Leadership pédagogique 

Je suis en train de lire un rapport de 2008 sur l’Enseignement agricole (L’enseignement agricole à la croisée des chemins, 2008) et un passage concerne la nécessité de faire confiance aux établissements pour développer la qualité de l’enseignement. L’enseignement agricole a fait la preuve de son efficacité, et l’Éducation nationale gagnerait à regarder de plus près ce qui se passe dans les lycées agricoles et autres structures du type MFR (lire à ce sujet l’article que j’avais publié sur Éduveille : L’enseignement agricole, un laboratoire pour l’Éducation nationale ?).

Ce rapport date de 2008, l’enseignement agricole semblait en perte de vitesse et s’interrogeait sur la façon de rebondir. L’extrait ci-dessous est en page 12.


 

« Si l’on veut afficher clairement le choix de la qualité, plus que jamais il faut faire confiance aux établissements, développer leurs marges d’initiative, mobiliser le système national d’appui pour leur fournir des outils, des procédures, des cadres de réflexion opérationnels. Dans ces conditions, l’autonomie s’impose comme mode de fonctionnement et d’organisation autant que comme statut juridique. Plutôt que de changer la loi ou le règlement – tentation de facilité toujours latente – il est plus sûr d’aider les établissements à construire leurs propres outils de pilotage, à se doter de projets de longue durée, à organiser leur propre évaluation, à se saisir pleinement de façon dynamique des espaces d’autonomie que leur donne la loi. Les conditions juridiques de l’autonomie sont aujourd’hui reconnues comme satisfaisantes, à condition de leur apporter quelques touches complémentaires. C’est le projet qui doit lui conférer un sens, le projet d’établissement, véritable « constitution locale ». C’est le contrat pluriannuel avec les autorités administratives dont ils dépendent, État et Région, qui est le gage de la pérennité de leur action. Des lacunes ou des freins subsistent qui empêchent les conseils d’administration des établissements publics de mettre en œuvre une vision prospective: il est indispensable de réunir les conditions, essentiellement liées au management, du changement.
Ce qui fait la modernité du statut juridique de l’établissement, c’est la réunion en une seule structure des trois voies de formation professionnelle, la formation initiale scolaire, l’apprentissage, la formation continue. Elle autorise un projet cohérent, fait de l’établissement un interlocuteur crédible du Conseil régional, se présente comme un guichet unique pour les usagers demandeurs de formation. L’exploitation agricole et les ateliers technologiques complètent l’outil avec une capacité d’expérimentation et d’innovation au service du développement durable. »

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