Le travail personnel des élèves : quelques réflexions

juillet 11, 2016 · Posted in Ma veille · Comment 

Le Dossier de veille de l’IFE que je viens de publier (n°111) porte sur la question du travail personnel de l’élève, que l’on réduit souvent aux « devoirs à la maison », mais qui est bien plus large que ça. Sinon, autant dire que les élèves ne travaillent pas en classe ou à l’école. C’est d’ailleurs intéressant de se poser la question de savoir pourquoi on pense uniquement aux « devoirs à la maison » : ça fait écho à ce qui se dit très souvent en conseil de classe, où l’élève qui ne réussit pas est renvoyé à son manque de travail, comme si cela relevait uniquement de sa responsabilité.

Ce Dossier fait le point sur ce que dit la recherche sur le travail personnel de l’élève, qui commence en classe, pendant le cours, mais aussi à la fin du cours : il ne suffit pas de noter ses devoirs dans son agenda, encore faut-il donner des billes pour que les élèves puissent faire le lien entre ce qui est demandé et ce qui a été fait en classe, et que ce travail lui permette de mobiliser ses savoirs et les réactiver. Or les recherches sont très explicites : ce lien est tout sauf évident pour les élèves.

La question des aides diverses qui sont proposées aux élèves est aussi abordée : aide aux devoirs, périscolaire, associations extérieures, parents, etc. La solution pour une plus grande efficacité de ses aides serait de la réinternaliser au niveau des établissements, mais tout un écosystème s’est créé qui a aussi sa raison d’être, la question qui reste est donc celle de l’articulation entre ces aides et le travail en classe, question pour le moins compliquée.

Le Dossier se trouve ci-dessous, ainsi que son résumé et tous les liens utiles. N’hésitez pas à le télécharger et à la faire circuler.

Thibert Rémi (2013). Le décrochage scolaire : diversité des approches, diversité des dispositifs. Dossier d’actualité Veille et Analyse, n° 84. Lyon: IFE – ENS de Lyon. http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=recherche&dossier=84&lang=fr

Résumé :

Il est très compliqué d’appréhender la réalité du travail personnel des élèves, surtout depuis son externalisation dans le courant du XXe siècle, reportant dans les familles le temps d’étude qui avait lieu auparavant dans les écoles. Aujourd’hui, les devoirs écrits se font essentiellement à la maison, malgré leur interdiction en primaire et les résultats de recherches qui ont montré l’absence d’effets de ces pratiques sur les apprentissages.
Si ces devoirs persistent, c’est qu’ils répondent à d’autres attentes, sociales et non pas didactiques. La question qui devient chaque année plus pressante porte sur l’articulation entre le travail en classe et ce travail demandé pour la classe hors la classe. Or les acteurs chargés d’organiser ce temps de travail personnel sont nombreux : que ce soit dans le périscolaire, avec les études ou l’aide aux devoirs, qui ont lieu au sein des établissements, ou que ce soit à l’extérieur de l’école, grâce à des associations, des centres sociaux, des médiathèques ou encore le milieu familial, sans compter les acteurs économiques privés qui proposent des cours particuliers, des remédiations, etc.
Si ces accompagnements sont juxtaposés et sans lien, le risque est que ceci ne serve à rien, en tout cas pas aux élèves les plus en difficulté.
Il convient donc de penser différemment ces dispositifs d’aide, de penser leur articulation et leurs périmètres, toujours en lien avec ce qui se fait à l’école. Cela nécessite aussi de penser collectivement dans les établissements la question de l’aide au travail personnel.
Ce dossier de veille tente de faire le point sur le travail personnel de l’élève pour la classe hors la classe, en posant la question de l’engagement des élèves dans leurs apprentissages. En effet, pour que le travail personnel hors la classe existe, il faut qu’il soit pensé et commencé au sein même de la classe.

A propos du leadership des enseignants…

février 5, 2016 · Posted in éducation, Leadership pédagogique, Ma veille · Comment 

Je suis intervenu cette semaine pour une journée des coordonnateurs MLDS dans l’académie de Lyon, pour y présenter mon dossier sur le décrochage scolaire. J’ai aussi été amené à jouer le rôle de « grand témoin » de la journée. Oui, celui qui est censé avoir une approche meta, distanciée de ce qui a pu être dit pendant la journée, et qui doit montrer qu’il est capable de faire des ponts entre différents points de vue. Je me suis prêté au jeu, mais ça fera peut-être l’objet d’un autre article.

Mais dans cette intervention finale, j’ai effectivement fait le lien avec le dernier dossier que j’ai co-rédigé avec ma collègue Catherine Reverdy, sur « le leadership des enseignants au coeur de l’établissement ». Et je me suis aperçu que je ne l’avais pas encore mentionné dans ce blog. Je rattrape donc le coup. Vous trouverez donc ci-dessous le résumé du dossier et la version pdf en ligne.

Le choix a été fait de conserver le terme de « leadership » dont aucune traduction française n’est vraiment satisfaisante. On y cause de tous ces « nouveaux métiers » ou « intermétiers » que l’on voit apparaitre dans nos établissements, et qui vont au-delà du coeur de métier des enseignants, à savoir l’enseignement disciplinaire face à une classe. Je ne suis plus devant élèves depuis 8 ans maintenant, depuis que j’ai rejoint l’INRP, devenu ensuite l’IFE (Institut français de l’éducation), mais j’aurais aimé pouvoir évoluer vers ces postes différents, qui permettent une autre approche des élèves, une autre façon de concevoir l’enseignement et de voir différemment le système éducatif.

Tous les détails ci-dessous !

Reverdy Catherine, Thibert Rémi (2015) . Le leadership des enseignants au coeur de l’établissement . Dossier de veille de l’IFÉ, n°104

Article de blog : Les enseignants, le collectif… et le leadership

Le résumé :

« Il est admis que l’échelon essentiel du changement en éducation est l’établissement scolaire. Après s’être intéressé à l’« effet professeur » et l’« effet établissement », sans arriver pour ce dernier à déterminer précisément ce qui relève de l’« effet chef d’établissement », la recherche reconnaît que c’est au niveau du collectif que cela se joue. Les pratiques de leadership des chefs d’établissement sont interrogées, mais aussi le rôle que les enseignants y jouent : tous sont susceptibles d’exercer un leadership au sein de l’établissement, auprès de leurs élèves, auprès de leurs collègues et auprès de l’ensemble de la communauté éducative, au sein et au-delà de l’établissement. Leur rôle apparaît comme indispensable dans la mise en œuvre des réformes éducatives, mais il peut être vécu comme un renforcement de la ligne hiérarchique avec la création d’échelons intermédiaires. Pour autant, les formations au leadership ont des effets positifs, et en premier lieu sur les enseignants (empowerment, confiance en soi, développement professionnel, etc.).

Ce dossier de veille aborde cette évolution vers des enseignants leaders, avant d’analyser les positions formelles de leadership, qui sont souvent bien ancrées et repérables, et de passer à des pratiques de leadership plus informelles, plus diffuses, qui sont considérées comment étant plus pertinentes et efficaces en ce qui concerne la réussite des élèves. La mise en place de communautés d’apprentissage et d’organisation apprenante ne va pas nécessairement de soi et implique un changement de culture professionnelle, qui n’est pas évident à mettre en place. »

http://www.slideshare.net/rthibert/dossier-de-veille-104

Empowerment : kezako ?

octobre 26, 2014 · Posted in Ma veille, société · Comment 

Pour le colloque de l’ESEN (Le numérique en question), j’ai parlé de mon dossier sur le numérique à l’école, mais comme il date d’il y a deux ans, j’ai souhaité aller un peu plus loin, et je me suis aventuré sur le chemin de l’, terme que j’avais repéré déjà ici ou là, mais qui me semblait un peu compliqué à comprendre. Du coup, j’ai un peu creusé, et je livre ci-dessous des extraits tirés de quatre pages web. C’est une extraction de mes signets que je sauvegarde sur Diigo.

Ce que j’en retiens, c’est que le terme est difficilement traduisible en français, car aucune traduction ne rend compte de toutes les dimensions de l’empowerment. Le terme le plus proche du sens anglais serait « pouvoir d’agir« .

J’ai remarqué que ce concept était fréquemment dénoncé comme étant d’essence néo-libérale. Pourtant ce n’est pas forcément ce que j’en retiens. Le terme vient des mouvements d’émancipation de groupes minoritaires, notamment aux États-Unis : les noirs, les femmes. L’empowerment était invoqué pour aider ces groupes à s’émanciper collectivement plutôt que d’attendre que le pouvoir en place leur vienne en aide. L’idée de collectif était essentielle, et était liée à l’émancipation individuelle aussi. Autrement dit, l’émancipation individuelle passe par une lutte collective.

Cette idée a nourri aussi les luttes syndicales du XXè siècle et a été reprise par les mouvements d’éducation populaire.

La notion d’empowerment revient au goût du jour. Le discours néo-libéral la reprend volontiers à son compte, mais pour mettre en avant la responsabilité individuelle de chacun. C’est une vision bien restrictive de l’empowerment. Je préfère de loin la définition originale, et je pense qu’elle peut s’accorder avec des nouvelles pratiques numériques. Ça ouvre des perspectives pour une approche pédagogique renouvelée du numérique.

Vous trouverez ci-dessous des extraits de mes lectures (c’est une publication automatique depuis Diigo, ce qui explique la mise en page sommaire). Mais bien entendu, je vous invite à aller lire les articles à la source (en suivant les liens donnés) Read more

« Braconnage pédagogique » sur Twitter

juillet 17, 2014 · Posted in Ma veille, société, tice ta toile · Comment 

Lorsque l’intelligence collective est au coeur de la politique d’établissement

juin 16, 2014 · Posted in Leadership pédagogique, Ma veille · Comment 

Le portrait de Véronique Martin-Dubois, proviseure dans un Lycée des métiers à Pleyben en Bretagne, rédigé par Monique Royer pour le site des Cahiers pédagogiques fait chaud au cœur. La dynamique collective qu’elle a su mettre en œuvre semble porter ses fruits pour cet établissement qui connaissaient d’importantes difficultés. Je vous livre quelques passage de cet article, mais n’hésitez pas à aller lire l’intégralité sur le site d’origine.

Les passages que j’ai sélectionné font écho à ce que j’ai pu écrire ici ou là sur la nécessité de prendre collectivement à bras le corps les difficultés rencontrées dans les établissements scolaires. Ce n’est pas par une liberté individuelle (individualiste) que l’on fait face aux difficultés, mais par une construction collective des réponses, tant au niveau pédagogique que organisationnel. Read more

How Comments Shape Perceptions of Sites’ Quality—and Affect Traffic

juin 12, 2014 · Posted in Ma veille · Comment 

De la valeur des commentaires sous les articles publiés en ligne. J’ai toujours été frappé par le nombre de commentaires qui véhiculent une idéologie nauséabonde en dessous d’articles de presse (Le Monde par exemple) ou en commentaires sur les réseaux sociaux. Quel est l’intérêt de laisser ouvert la possibilité de commenter alors que ça n’apporte rien, bien au contraire.
L’article ci-dessous, vers lequel pointait un article de Slate.fr (http://www.slate.fr/story/88227/commentaires-articles-ruinent-medias) va dans ce sens, et même plus loin : il semblerait que le fait de ne pas autoriser les commentaires a un effet positif sur la fréquentation et sur la perception de la qualité des articles.
Bien sûr, on parle là de site qui génèrent beaucoup de traffic, pas forcément de blogs persos assez confientiels…   ?

Even if you don’t realize it, unmoderated comments change the way you think about what you read. 

  Absence de commentaires = visites en hausse

For all the boycott threats and comparisons to Hitler, though… the site seems to be doing better now. If anything, user engagement has increased since the comment policy changed. Pages views per visit increased by more than 10 percent. Page views per unique visitor increased 14 percent. Return visits climbed by more than 20 percent. Visits of only a single page decreased, while visits of two pages or more increased by almost 20 percent.

 

(…)

  Des commentaires inutilisés

But what about the many sites that opt for a less hands-on approach? Plenty of journalists will tell you that they not only don’t reply to commenters, but that they don’t even read the comments to begin with. An ignored comment section can’t be all that harmful, right?

 

(…)

  Des commentaires : à quelles conditions ?

There are good options for encouraging reader feedback: nice moderated comment sections, forums that build community, quick exchanges on Twitter, or lengthy feedback over email. But unmoderated comments appear to have a small, but real deleterious effect on readers’ perception of the sites on which they appear. And that appears to have implications for the bottom-line metric on the web: traffic.

 

 

 

Curated from www.theatlantic.com

 

 

Apprendre/désapprendre : sur la ligne de crête des apprentissages numériques « InternetActu.net

juin 4, 2014 · Posted in Ma veille, tice ta toile · 2 Comments 

Curated from www.internetactu.net

J’avais cet article sous le coude depuis un certain temps, écrit par Dominique Cardon, je voulais le signaler et mettre en valeur certains passages. Je vous invite à le lire dans son intégralité, mais vous en livre quelques extraits (la mise en forme est de moi par contre)

 

En elles-mêmes, les Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE) ne sont causes de rien, ne rendent pas les enseignants plus pédagogues, les enseignés plus performants ou la société plus savante. Numérisation du tableau blanc, du cartable, du manuel scolaire, des exercices, de la relation avec l’enseignant ou des échanges entre apprenants, il ne suffit pas de substituer, pièce par pièce, un dispositif ?rique à un outillage analogique pour que, comme par magie, les apprentissages s’améliorent, les inégalités devant l’éducation s’évaporent ou que les capacités créatives se développent.

 

 (…)

Les nouvelles formes d’apprentissage ne sont donc pas à chercher dans les technologies, mais dans les transformations du système pédagogique qu’elles rendent possibles.

 

 (…)

Alors, si le savoir est dans le réseau, toujours à portée de main, que faut-il apprendre ? Il faut “apprendre à apprendre” répondent en chœur tous les pédagogues qui ne se laissent pas intimider par le fait qu’il arrive, parfois, que leurs élèves consultant Wikipédia leur signalent une erreur factuelle pendant leurs cours. L’extériorisation du savoir ne condamne pas la transmission et l’appropriation des savoirs, mais, sans doute rend-t-elle quelque peu désuète une éducation polarisée par la maîtrise des connaissances, le “par cœur” et une évaluation des parcours scolaires qui s’obsède à vérifier la transmission des informations du cerveau de l’enseignant vers celui de l’élève ?

Il y a désormais lieu d’apprendre à trouver, à s’approprier, à critiquer, à historiciser les connaissances pour savoir les mobiliser à bon escient dans divers contextes.Développer ces compétences transverses nécessaires pour se repérer et activer les connaissances déposées dans les hypomnemata ne relève pas d’une simple agilité technique visant, ponctuellement, à résoudre des questions pratiques en faisant des recherches sur Google. Apprendre à interpréter plutôt qu’à emmagasiner suppose une familiarisation profonde avec la structure des connaissances et requiert une mise en intelligibilité d’informations multiples, disparates, certes disponibles et accessibles à tous, mais qui ne peuvent être réagencées et réarticulées sans mettre en œuvre une compréhension globale, curieuse et aiguisée. Aussi le geste accompagnant de l’éducateur, ce “maître ignorant” qui ne transmet pas le savoir comme un contenu, mais s’attache constamment à ce que l’élève oriente son intelligence de façon exigeante, requiert-il de l’attention, de l’exercice, une inquiétude critique et un soin de tous les instants de la part du pédagogue. En cela, la pédagogie de la “guidance” qui oriente patiemment l’intelligence des apprenants dans la forêt des savoirs numériques n’a rien à céder aux rigueurs doloristes des tenants de la transmission des contenus. Apprendre à apprendre n’est pas une tâche triviale et fonctionnelle qui dévaluerait la noble posture du professeur omniscient. Elle ne se contente pas de laisser libre cours aux apprenants en les laissant se débrouiller tout seuls, sans règle ni méthode, dans le flux chaotique des informations numériques et les si nombreux attraits de la dispersion.

Insister sur ce point, c’est souligner que c’est ici que réside le risque de voir les nouveaux apprentissages numériques épouser, sans s’opposer, certaines tendances de nos sociétés qui peuvent être causes de nouvelles inégalités.

 

et enfin la conclusion, même si je ne partage pas ce point de vue sur l’éducation au code…

 

Enfin, s’il reste un enjeu qui semble encore bien absent des politiques éducatives, c’est celui d’une éducation au qui ne se contente pas de mise en garde responsabilisante et de compétence manipulatoire (comme le b2i), mais d’une capacité à fabriquer le numérique.

De la nécessité de revoir contamment son schéma de veille #scoopit #Twitter

juin 1, 2014 · Posted in Ma veille, tice ta toile · 1 Comment 

Mon article précédent où j’envisageais de quitter Scoop.it du fait des modifications successives (c’est-à-dire des limitations de plus en plus grandes) pour les personnes utilisant la version gratuite de la plateforme, a suscité bon nombre de commentaires, dont plusieurs de Marc Rougier. La réaction du fondateur toulousain de Scoop.it, établi maintenant aux États-Unis, a été rapide et les échanges qui s’en sont suivis assez intéressants. Je remercie tout le monde d’avoir alimenté le débat.

Je disais d’ailleurs dans un de mes commentaires que j’avais été un peu sévère dans mon article. Scoop.it reste un bon outil pour le veilleur, qui allie simplicité et efficacité dans le processus de veille. Avoir recours à un blog pour faire la même chose est plus chronophage, et tout le monde n’aime pas / ne prend pas le temps de bidouiller des solutions maison, quand bien même la pérennité des données est mieux assurée. Je ne reviendrai pas sur ce débat. Read more

Et si j’abandonnais Scoop.it ?

mai 25, 2014 · Posted in Ma veille · 30 Comments 

edit du 29 mai 2014

Cet article ayant suscité beaucoup de commentaires, je vous invite à les lire attentivement. Des précisions sont apportées, qui viennent notamment atténuer un peu mes propos tenus ici et m’ont inspiré pour l’article suivant (De la nécessité de revoir constamment son schéma de veille)

Merci.

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J’utilise Scoop.it depuis un bon moment, et je dois dire que c’est un bien bel outil de curation. J’en avais d’ailleurs fait une présentation, suite à une webconférence qu’ils avaient organisée et que j’avais suivie.Je ne reviendrai pas sur l’intérêt de cette plateforme, qui peut apporter une réelle plus-value dans le cadre d’une veille thématique.

Oui mais voilà, comme beaucoup d’outils, les conditions d’utilisation évoluent, forçant les utilisateurs à passer à une version payante (la version pro) qui n’est pas donnée : presque 13$ par mois ! Ça fait une grosse somme, inenvisageable pour un individu. C’est pourquoi j’envisage de m’organiser autrement pour ma curation. Read more

Manque de respect, préjugés et petites méchancetés dans l’éducation

avril 22, 2014 · Posted in Ma veille · Comment 

Musée de la mine de Saint-Etienne – Salle des pendus

J’ai eu plusieurs fois envie ces dernières années de rédiger des petits articles en réaction à des situations de non-respect voire de méchancetés gratuites vues, entendues, vécues, ou rapportées par des collègues ou amis dans les établissements scolaires ou même dans le supérieur. Mais à chaque fois, la colère passée, je me dis : « À quoi bon ? Ce n’est qu’un exemple, ça n’a pas de valeur universelle, ça ne vaut pas le coup d’en parler, etc. »

Résultat : rien. Et pourtant des exemples continuent à se produire. Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur l’ensemble d’une profession. Je sais les difficultés du métiers, les tensions à surmonter, les situations difficiles, les découragements passagers, les comportements de certains élèves qui mettent en péril les apprentissages de tout une classe, les efforts sans cesse renouvelés des enseignants pour simplement faire la classe.

Mais voilà, de plus en plus, on parle de climat scolaire, de l’importance du bien-être des élèves. Je viens de parcourir un livre de Denis Meuret qui établit une comparaison entre l’école Québécoise et l’école française. Il donne une définition du climat scolaire : Read more

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