usages numériques : entre collaboration et soumission

novembre 27, 2014 · Posted in éducation, tice ta toile · Comment 

Bref article pour signaler un entretien avec Marcel Lebrun, publié sur le site éducpro, à propos des usages numériques dans le cadre scolaire. Je partage complètement son analyse et vous invite à lire son propos, dont je souhaite reprendre ici juste quelques citations :

« ‘Le numérique peut avoir un impact sur la pédagogie, à condition que celle-ci change. »

Ceci fait écho à ce que j’ai pu dire qui allait dans le même sens : « le numérique change la pédagogie…. à condition de changer la pédagogie‘.

« Plus fondamentalement, la question est de savoir si les technologies vont nous permettre d’aller vers davantage de bienveillance ou si le « faites-le vous-même » sera synonyme de soumission. Or l’écart entre collaboration et aliénation numérique est étroit. Si l’on dote les étudiants d’outils numériques sans leur donner les moyens de leur émancipation, on risque d’évoluer vers une société où l’humain se demandera où est sa place. »

La question de la collaboration ou de l’aliénation numérique me semble pertinente, tant les usages nous montrent que le meilleur est possible …. comme le pire.

« Bien sûr, il y a des résistances. Les modalités de formation des enseignants, par exemple, restent extrêmement transmissives : on continue largement de les former en amphi en prônant des méthodes actives. Quelle incohérence ! Cela va à l’encontre du principe d’isomorphie qui voudrait qu’on forme les enseignants comme on voudrait former les élèves. »

Ça aussi, c’est quelque chose qui me frappe souvent : la contradiction entre ce qui est enseigné (notamment à propos de méthodes pédagogiques) et la manière dont c’est enseigné. Schéma hélas très classique, dont il est difficile de s’extraire. Marcel Lebrun continue avec ce qui se passe pour les MOOC qui donnent la part belle à une pédagogie transmissive.

Allez lire l’entretien !

 

 

 

Intervention ESEN 2014 – Le numérique en question

novembre 21, 2014 · Posted in tice ta toile · Comment 

Les présentations du colloque de l’ESEN « Le numérique en question » ont été filmées et sont accessibles en ligne. Je suis intervenu avec Eddie Playfair pour parler des interactions entre pédagogie et numérique. Je reproduis ci-dessous mon intervention  « Le numérique à l’école pour donner du pouvoir d’agir » suivie de celle de Eddie Playfair.

Le numérique à l’école pour donner du pouvoir d’agir

octobre 31, 2014 · Posted in éducation, tice ta toile · Comment 

Pour mon intervention à l’ESEN (colloque « Le numérique en question« ), j’ai rédigé un petit texte introductif à mon propos. Je parlais dans un article précédent de l’empowerment, que j’ai abordé à cette occasion.

Je reproduis ci-dessous le texte en question, qui est publié sur le site du colloque.

 

Quels usages numériques les enseignants ont-ils dans le cadre de leur travail ? Comment les élèves s’emparent-ils du numérique à l’école ? Le numérique n’est pas en soi porteur de transformations pédagogiques, mais pour qu’il puisse être utilisé de manière pertinente dans le cadre de l’enseignement-apprentissage, des changements de regard, de posture, de paradigme s’avèrent nécessaires.

Notre rapport au savoir est modifié par la pénétration des usages numériques dans nos vies quotidiennes : tout est à la portée de notre doigt, pour reprendre l’image de Michel Serres avec Petite Poucette. Ce sont conséquemment non seulement les rapports entre les enseignants et les élèves qui sont bousculés, mais aussi le rapport entre le savoir et les individus.

De nouvelles façons d’apprendre, plus réticulaires, se font jour, que l’aménagement de nouveaux lieux (classes, CDI, etc.) peut favoriser. Mais alors, comment mesurer les effets du numérique sur les apprentissages ? Surement pas en gardant les mêmes grilles d’analyse. D’autres critères sont à formaliser, qui relèvent notamment de compétences plus transversales, pour mesurer les changements qui sont déjà en train de s’opérer.

Des freins objectifs à l’utilisation du numérique en classe existent, qui peuvent relever de l’organisation scolaire, des locaux ou encore du matériel. D’autres raisons expliquent ces freins aussi : pour que l’alchimie prenne, la technologie doit être adaptée aux pratiques des élèves, des enseignants et aux habitudes de travail préexistantes. Si le numérique peut faire évoluer la culture professionnelle dans le monde de l’éducation, cela ne peut pas se faire contre cette même culture. La question de la pertinence des usages pédagogiques numériques est essentielle, au même titre que d’autres innovations ou pédagogies.

Mais ce n’est pas seulement la pédagogie qui est interrogée par le numérique. Les usages numériques sont fonction aussi (et surtout ?) de la façon dont les établissements, sur un plan plus collectif, intègrent cette dimension dans leur quotidien : dans le projet d’établissement, dans les curricula, dans la communication entre les différents acteurs (y compris les parents et les partenaires extérieurs), etc. Les rôles du chef d’établissement, de l’équipe de direction, des échelons intermédiaires participant au leadership et au management de l’établissement sont essentiels à une intégration numérique réussie, c’est-à-dire qui ne soit pas cantonnée à un usage plutôt administratif orienté vers le contrôle des élèves, mais qui développe la coopération, le partage, l’expression, la création, l’innovation. Ce sont ces dimensions qui font l’intérêt du numérique à l’école.

Les travaux sur le numérique sont relativement unanimes sur l’effet positif du numérique sur la motivation des élèves. Mais rien n’indique que cette motivation soit pérenne dans le temps. Motivation due à la nouveauté (qui est forcément éphémère) ne rime pas forcément avec engagement (qui n’est valable que s’il s’inscrit dans la durée). La notion d’empowerment, terme anglais difficile à traduire (pouvoir d’agir ; capacitation ; autonomisation ; pouvoir-faire ; etc.) permet de dépasser cet écueil : le but du numérique serait alors de donner du pouvoir aux élèves pour que leurs apprentissages deviennent signifiants à leurs yeux, notamment en misant sur des situations de travail plus collectives.

Le numérique réaffirme le rôle primordial de l’école et des enseignants, notamment dans la perspective de lutte contre la fracture numérique qui prend de nouveaux visages : le fossé culturel devient plus important que les fossés générationnel ou social. En effet, tous les élèves ont des usages qui relèvent du divertissement, mais une opposition apparaît entre ceux qui sont issus de milieux socio-culturels défavorisés et ceux issus de milieux plus favorisés qui développent d’autres types d’usages, notamment éducatifs.

Ce travail d’émancipation, auquel le numérique permet de donner un écho plus important, de réduction des inégalités face aux usages nouveaux, relève bien de la responsabilité de l’école.

Empowerment : kezako ?

octobre 26, 2014 · Posted in Ma veille, société · Comment 

Pour le colloque de l’ESEN (Le numérique en question), j’ai parlé de mon dossier sur le numérique à l’école, mais comme il date d’il y a deux ans, j’ai souhaité aller un peu plus loin, et je me suis aventuré sur le chemin de l’, terme que j’avais repéré déjà ici ou là, mais qui me semblait un peu compliqué à comprendre. Du coup, j’ai un peu creusé, et je livre ci-dessous des extraits tirés de quatre pages web. C’est une extraction de mes signets que je sauvegarde sur Diigo.

Ce que j’en retiens, c’est que le terme est difficilement traduisible en français, car aucune traduction ne rend compte de toutes les dimensions de l’empowerment. Le terme le plus proche du sens anglais serait « pouvoir d’agir« .

J’ai remarqué que ce concept était fréquemment dénoncé comme étant d’essence néo-libérale. Pourtant ce n’est pas forcément ce que j’en retiens. Le terme vient des mouvements d’émancipation de groupes minoritaires, notamment aux États-Unis : les noirs, les femmes. L’empowerment était invoqué pour aider ces groupes à s’émanciper collectivement plutôt que d’attendre que le pouvoir en place leur vienne en aide. L’idée de collectif était essentielle, et était liée à l’émancipation individuelle aussi. Autrement dit, l’émancipation individuelle passe par une lutte collective.

Cette idée a nourri aussi les luttes syndicales du XXè siècle et a été reprise par les mouvements d’éducation populaire.

La notion d’empowerment revient au goût du jour. Le discours néo-libéral la reprend volontiers à son compte, mais pour mettre en avant la responsabilité individuelle de chacun. C’est une vision bien restrictive de l’empowerment. Je préfère de loin la définition originale, et je pense qu’elle peut s’accorder avec des nouvelles pratiques numériques. Ça ouvre des perspectives pour une approche pédagogique renouvelée du numérique.

Vous trouverez ci-dessous des extraits de mes lectures (c’est une publication automatique depuis Diigo, ce qui explique la mise en page sommaire). Mais bien entendu, je vous invite à aller lire les articles à la source (en suivant les liens donnés) Read more

Socrate et le numerique | Eddie Playfair

octobre 26, 2014 · Posted in société, tice ta toile · Comment 

J’ai eu la chance d’avoir été invité au 4° colloque international de l’ESEN intitulé « Le numérique en question ». Je suis intervenu avec M. Eddy Playfair, chef d’établissement d’un lycée de Londres, situé dans un quartier difficile de la capitale. Je suis donc allé parcourir son blog

Eddy Playfair

et suis tombé sur un article qui m’a particulièrement interpellé : d’abord, il est écrit en Français, et M. Playfair est parfaitement bilingue ; ensuite, il reprend les paroles de Socrate, non pas à propos du numérique, mais à propos d’une précédente révolution, celle de l’écriture : Socrate et le numerique | Eddie Playfair.

Le dossier que j’avais réalisé sur le numérique à l’école débutait par cette anecdote, mais en beaucoup plus court. Avec l’autorisation de l’auteur, je reproduis le contenu de son article ci-dessous : Read more

Tour d’horizon sur la jeunesse : loin des clichés et des préjugés

octobre 24, 2014 · Posted in éducation, société · Comment 

Le dernier Dossier de veille que j’ai réalisé porte sur la . Je me suis un peu éloigné de l’école, mais pas tant que ça finalement : la jeunesse commence à se construire pour beaucoup à l’école.

J’ai pris beaucoup de plaisir à faire ce dossier, et j’ai beaucoup appris : d’abord, tout le monde n’est pas d’accord sur ce qu’est la jeunesse. Je ne parle même pas des différences entre les pays où les pyramides des âges sont inversées, qui de fait n’accordent pas le même statut à cette période de la vie. Pour moi, la jeunesse, c’était ce qui commençait après l’enfance. Mais ce n’est pas si simple. Si l’adolescence est effectivement perçue par certains comme « la première phase de la jeunesse », beaucoup estiment que la jeunesse commence après la scolarité obligatoire, ou après le lycée. La période entre 18 et 35 ans est souvent retenue pour parler de la jeunesse. Mais là encore, tout dépend des situations individuelles : un jeune de 23 ans, qui vit en ménage, a un enfant et un emploi stable sera considéré comme adulte, alors que l’autre de 35 ans, pas encore fixé, qui vit peut être chez ses parents ne le sera pas.

Je vous laisse découvrir ce dossier, dont je reproduis le résumé ci-dessous :

 

La jeunesse oscille entre la fascination et la peur qu’elle suscite dans la société : la volonté de rester jeune le plus longtemps possible se double de suspicion et de crainte envers cet âge difficile à cerner, que la société cherche à aider ou à canaliser.
Qui sont les jeunes ? Outre la difficulté à déterminer à quel moment commence et à surtout à quel âge se termine la jeunesse, cette dernière est difficile à appréhender : quelles sont les critères retenus pour définir cette période coincée entre l’enfance (ou l’adolescence) et l’âge adulte ? Si pour la Commission européenne est retenu l’âge de 14-25 ans, pour beaucoup d’auteurs, la tranche 18-35 ans paraît plus pertinente. Mais là encore, des différences existent entre pays, au sein du continent européen, mais encore plus entre les pays de l’hémisphère nord et ceux de l’hémisphère sud, tant les réalités sociales sont différentes.
Toujours est-il que la jeunesse fait dans nos sociétés occidentales l’objet de beaucoup d’attention de la part des politiques, locales, nationales et supranationales. Ces politiques révèlent la façon dont les sociétés perçoivent la jeunesse : soit cette dernière relève de la responsabilité des familles, soit de l’État, soit encore de la responsabilité individuelle du jeune. La perception qu’ont les jeunes de leur situation varie fortement d’un pays à l’autre : génération sacrifiée, peu sûre d’elle, devant s’affirmer face aux adultes déjà installés, ou génération positive, confiante, qui met à profit cette période pour « se trouver » et trouver sa place d’adulte dans la société. Les notions de dépendance et d’autonomie sont essentielles pour comprendre comment les jeunes naviguent entre deux âges et comment se passe la décohabitation (départ du domicile parental).
Mais sont-ils intrinsèquement différents de leurs aînés ? Cela ne se vérifie pas sur le plan des valeurs, qu’ils partagent avec leurs parents, rendant la distinction entre jeunes et adultes très floue. En fait, les différences sont plus fortes entre les jeunes de pays différents qu’entre les jeunes et leurs aînés au sein d’un même pays.
Pourtant, il semble que se dessine au fil du temps une jeunesse européenne, toujours plus ouverte à la différence, aux échanges, et plus prompte à communiquer avec ses pairs.
Le dernier Dossier de veille (n° 95) « Une jeunesse fantasmée, des jeunesses ignorées ? » se propose d’explorer cette période de la vie à partir de ce qu’en dit la recherche aujourd’hui.

 

 

Curated from ife.ens-lyon.fr

Pour citer ce dossier : Rémi Thibert (2014) . Une jeunesse fantasmée, des jeunesses ignorées ? . Dossier de veille de l’IFÉ, n°95
En ligne : http://ife.ens-lyon.fr/vst/DA/detailsDossier.php?parent=accueil&dossier=95&lang=fr

 

 

Un outil utile que j’aurais aimé ne pas trouver

juillet 25, 2014 · Posted in tice ta toile · Comment 

C’est l’été, les congés approchent, ils sont déjà là autour de moi en ce qui concerne mon entourage. Le moment de faire un peu de ménage sur ce aussi : des articles n’ont plus lieu d’être, ils sont devenus obsolètes et il n’y a pas d’intérêt à les garder. Mais voilà, faire le tri sur ce qu’on a écrit, c’est un peu ingrat. D’autres articles mériteraient un rafraichissement aussi. Je ne sais pas si j’aurai le courage de tout revoir…

Voilà que je tombe sur un outil qui me propose de vérifier les liens dans mes articles. Chic ! Je le teste (il s’agit de Broken Link Checker), il passe à la moulinette le blog, ça lui prend du temps. Et le verdict est implacable : presque 80 liens à reprendre ! Je ne savais pas par quoi commencer, maintenant, j’ai des pistes….

Comment gérez-vous vos anciens articles ? Comment faites-vous pour les liens cassés ? Comment tenez-vous à jour votre site ?

Paroles de chef autour des pratiques de direction et de leadership scolaire

juillet 24, 2014 · Posted in Leadership pédagogique · Comment 

J’étais tombé sur une vidéo diffusée par Thierry Foulkes sur Google+ et Youtube sur des paroles de chefs d’établissement. Je profite de l’été pour les regarder plus attentivement et les mentionner de nouveau. Il s’agit en fait de trois vidéos éditées par la DRDIE du Ministère de l’Éducation nationale. Elles avaient d’ailleurs été publiées sur le réseau institutionnel Respire.

A la question de savoir quel autre nom on peut donner aux chefs d’établissements, on trouve, en vrac : pilote, manager, leader, pilote pédagogique, … Autant de terme qui font écho à des conceptions parfois différentes du rôle du .

Quant au leadership pédagogique, selon les personnes, ça peut évoquer : Read more

« Braconnage pédagogique » sur Twitter

juillet 17, 2014 · Posted in Ma veille, société, tice ta toile · Comment 

A propos du « braconnage pédagogique »

juillet 15, 2014 · Posted in éducation, tice ta toile · 2 Comments 

C’est marrant comment un article de blog peut parfois susciter des échanges sur Twitter de manière assez inattendue. J’ai publié un texte sur Éduveille suite à ma lecture du numéro 218 du Nouvel éducateur (Juin 2014), consacré au ?rique à l’école. Le sujet m’intéresse particulièrement et je suis curieux de savoir ce qu’en disent les mouvements pédagogiques, que j’ai fréquentés pour certains. J’ai toujours été étonné de la réticence, voire de la suspicion, que ces associations, ces militants (ça vaut pour les associations d’éducation populaire aussi) entretiennent à l’encontre du . Ce numéro ne fait pas exception à la règle, même si des articles sont plus positifs et font part de projets qui ont donné satisfaction. D’où mon billet sur Éduveille.

Je salue au passage le début de dialogue qui s’est établi, Catherine Chabrun m’ayant sollicité pour publier mon article dans le courrier des lecteurs (à paraitre à la rentrée apparemment).

Je suis ensuite interpellé sur Twitter par Ange Ansour, à propos du titre de son article que je reprends. Voici l’échange sur Twitter :

 

Puis d’autres twittos ont apporté leur contribution :  

Bon, tout ça m’a mené plus loin que prévu. J’avais déjà lu pas mal de choses sur le pédagogique (notamment sur le blog de Jean-Paul Moiraud), mais voilà que je découvre Michel de Certeau, à l’origine du concept de « braconnage culturel » dont Wikipedia nous dit (la mise en valeur de passages est de moi) :

 

Michel de Certeau assimile les producteurs de sens à des propriétaires terriens qui imposent le sens des biens culturels aux consommateurs, grâce à la règlementation des usages et accès. Il compare alors les consommateurs à des « braconniers » sur ces terres, au travers des mailles du réseau imposé, mais recomposant par leur marche propre leur quotidien. (…)

 

 

Les propriétaires élaborent des stratégies, des actions de contrôle de l’espace pour piéger les dominés qui, eux, mènent des actes de résistance (par exemple, zapper, débarrasser) consistant en des micro-libertés face au pouvoir, en une réappropriation de ce réseau imposé au consommateur, par l’intermédiaire de « ruses » ou « procédures ». Michel de Certeau élabore ainsi, en parallèle à la théorisation du système panoptique de Michel Foucault, surveillance et contrôle « par le haut » de la société, une théorie des tactiques de résistance au champ de l’autre, subversion mais de l’intérieur et de la base même du système. Si ceux qui écrivent semblent imposer leur pouvoir à ceux qui disent et font, de Certeau montre bien que les publics ne sont pas si dominés et restent actifs devant la réception des messages qu’on leur envoie, avec des paroxysmes critiques quand le « dire » s’écarte trop du « faire » (multiplication des épisodes mystiques du XVIIIe siècle ; prise de parole de mai 1968 ; théologie de la libération en Amérique du Sud, pour citer les domaines dans lesquels il était plus particulièrement impliqué).

 

 

On retrouve à peu près à la même époque cette analyse de la culture de masse chez Edgar Morin (dans L’Esprit du temps, 1962) en France, ou chez Richard Hoggart (The Uses of Literacy, 1957 ; traduit en français sous le titre de La Culture du pauvre, 1970) et Stuart Hall en Grande-Bretagne (« Encodage, décodage », 1977). De Certeau a contribué à développer l’étude des « médias-cultures » en France, alors délaissée, et sa contribution a plus tard été reprise par Éric Maigret et Éric Macé (dans Penser les médiacultures, 2005). Ces approches ont également été appropriées par l’histoire culturelle, notamment par les historiens modernistes Daniel Roche et Roger Chartier. Mais c’est surtout initialement aux États-Unis, où il enseigna, et où la « microhistoire » put s’épanouir dans le mouvement contre-culturel, que son œuvre connut d’emblée une réception très forte.

 

Curated from fr.wikipedia.org

 

Et voilà qu’un tweet me renvoie vers un diaporama qui explique la différence entre bricolage et braconnage :

Les citations ci-dessous sont tirées du diaporama :

Braconnage (de Certeau, 1980) : « forme collective d’intelligence pratique des instruments technologiques. Le braconnage tice des liens avec les autres et modifie l’organisation et les interactions sociales »

Bricolage (Levi-Strauss, 1962) : « art de faire avec ce que l’on a. C’est exécuter un grand nombre de tâches diversifiées dans un univers instrumental clot, avec un ensemble fini d’outils et de matériaux pour réaliser un projet déterminé. Tous les usagers du numérique bricolent avec les instruments qui les entourent« .

Ah tiens, encore une diapo qui parle de butinage (Plantard, 2011): « intuition, émotion et création catalysées dans la poïèsis numérique qui, par sérendipité, permet la rencontre poétique avec les univers numériques et les imaginaires qui les structurent« .

Mais là, ça devient plus compliqué pour moi…. Encore des concepts à creuser…

 

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